Roboy, cet élève qui restera toujours à l’université

Améliorer les outils de formation des médecins, voilà ce que se propose de faire le robot Roboy réalisé avec des éléments issus de l’impression 3D. 

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Les collèges et les universités s’intéressent de plus en plus aux nouvelles technologies dans le but de faciliter la transmission du savoir par les professeurs aux élèves. Le robot Roboy s’inscrit dans cette perspective. Il est le fruit du projet Poppy Project né de l’imagination et du travail d’une quarantaine de professeurs et d’étudiants de l’Université de Zurich travaillant sous la houlette du professeur Rolf Pfeifer. La structure de Roboy doit beaucoup à l’impression 3D, car ce petit robot au look très sympathique est doté d’une cinquantaine de composants dont la texture et l’action s’apparentent aux muscles et aux connexions nerveuses du corps humain. L’objectif est de permettre aux chercheurs de l’université de mieux comprendre les interactions entre le cerveau et le corps en les visualisant. Roboy est donc devenu leur patient le plus agréable pour y parvenir. En effet, il suffit de l’ausculter pour qu’il exprime son ressenti avec des mimiques du visage très expressives.

Lire : Les perspectives prometteuses de l’impression 3D en médecine régénérative

Rafael Hostettler, l’un des participants au projet, a déclaré récemment : « Roboy est destiné à devenir une plateforme de formation pour les médecins. Ils sont censés pouvoir diagnostiquer les maladies simulées par ce dernier (…). Roboy est un peu plus que la plupart des humanoïdes. Non seulement, nous nous sommes attelés à imiter la forme et l’apparence humaine, mais aussi sa fonctionnalité. Le principal défi consistait à fabriquer des muscles et des tendons dans les articulations au lieu des moteurs utilisés habituellement. Notre but est de savoir comment cela fonctionne. »

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L’impression 3D pour réduire les coûts

Roboy a fièrement fêté sa première année d’existence lors du dernier Salon CEBIT (en Allemagne). En l’observant, on constate que les apports de l’impression 3D ont été déterminants. Cette technologie ne permet pas seulement de gagner du temps dans l’élaboration des pièces les plus complexes – 9 mois de travail tout de même !-, elle est aussi très économique et précise. Le projet Proppy Poject a coûté près de 200 000 € dont la majorité des fonds provient essentiellement de donateurs privés. Ces généreux contribuables devraient bénéficier d’un accès gratuit aux plans et au code source.

Avec de telles réalisations, la médecine traditionnelle poursuit sa prospection imparable vers une meilleure connaissance du corps humain. Dans ce cas, c’est l’impression 3D qui lui permet de faire un pas de géant en améliorant la formation de nos futurs médecins. Ne doutons pas que l’impression 3D trouvera très vite d’autres applications auprès des autres branches du corps enseignant comme l’ingénierie, l’architecture, la mode ou l’art.

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Discussion

  1. says

    Je pense que vous mélangé ici deux projets différents: Roboy et Poppy.
    -Roboy (http://roboy.devanthro.com/) est bien le robot que vous avez en images. Il est en effet le produit d’une quarantaine de professeurs et d’étudiants et a fait appel à des donateurs privés.
    -Poppy (http://www.poppy-project.org/) est un autre robot qui n’a pas de lien direct avec Roboy. Il coûte moins cher (8000 Euros) et a été développé au laboratoire Flowers (https://flowers.inria.fr/) dans le cadre de la thèse de Matthieu Lapeyre. Il n’a donc pas fait appel à des fonds privés.

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