Anycubic ouvre la prévente de la Photon P1 Max, une imprimante 3D résine grand format annoncée avec un volume utile de 18,3 litres. Le fabricant met en avant une combinaison orientée production, un grand bac résine et une dalle LCD 12K, afin de viser des usages qui dépassent la figurine standard, par exemple des pièces hautes jusqu’à 300 mm ou des séries de petites pièces sur un même plateau. Le positionnement tarifaire, en dollars, évolue par paliers pendant l’été 2026. La première phase de prévente est affichée à 849 $, avant des hausses à 899 $ puis 959 $. Anycubic associe ces périodes à des bonus centrés sur des remises de consommables et d’accessoires, une approche fréquente dans un marché où le coût d’exploitation, résine, films de release, pièces d’usure, pèse vite dans le budget.
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Anycubic mise sur 18,3 L et 285,5 214 300 mm
Le premier argument de la Photon P1 Max tient à son gabarit. Anycubic communique une zone d’impression de 285,5 214 300 mm pour un volume de 18,3 L. Dans la pratique, ce type de capacité sert autant à imprimer un seul gros modèle qu’à multiplier les références sur un plateau, par exemple une série de boîtiers, de gabarits, ou un lot de figurines en une session unique.
Le bac résine est donné pour environ 1900 ml, un niveau d’autonomie important pour les longues impressions. C’est un point concret pour l’utilisateur, car il limite les interruptions et réduit le risque de manquer de résine sur un job nocturne. Anycubic mentionne aussi un contrôle thermique du bac, présenté comme utile pour maintenir une viscosité plus constante, un paramètre qui peut jouer sur la répétabilité.
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Ce format place la machine dans une catégorie atelier plus que bureau. Il faut prévoir l’encombrement, la manutention du bac de 1,9 L, le nettoyage d’un plateau plus large, et la gestion des odeurs. La promesse de volume est attractive, mais elle implique des contraintes de routine, stockage de consommables, temps de post-traitement, qui montent mécaniquement avec la taille des pièces et la quantité de supports.
Un écran 14 pouces 12K et une précision XY de 24,8 m
Sur la partie image, Anycubic équipe la Photon P1 Max d’un écran 14 pouces 12K annoncé à 11520 8640 px, avec des pixels carrés. La précision XY est donnée à 24,8 24,8 m, un chiffre qui vise à réduire l’effet d’escalier et les artefacts visibles sur les courbes. Sur des surfaces organiques, bustes, carénages, cette finesse peut faire la différence à la peinture.
La machine est aussi présentée avec une source lumineuse combinant COB, Fresnel et masque, pour une exposition plus uniforme. Ce type d’optique compte particulièrement quand on remplit le plateau, car les zones périphériques peuvent être plus difficiles à homogénéiser sur des grands formats. Anycubic met également en avant une hauteur de couche pouvant descendre à 0,02 mm, une valeur attendue pour des usages détaillés.
Il existe une nuance à garder en tête. Une définition 12K ne garantit pas, à elle seule, un résultat net sur une grande surface, car la qualité finale dépend aussi des réglages, de la résine, de l’orientation et du décollage. Sur des pièces de 300 mm, les supports, les zones de succion et la stabilité pendant de longues heures deviennent déterminants. Le gain de détail peut être réel, mais il n’annule pas la complexité des gros volumes.
Prix 849-959 $ et Auto-Leveling 3.0 pour viser la production
La prévente est structurée en trois périodes avec un prix qui monte progressivement, 849 $ puis 899 $ et enfin 959 $. Anycubic indique qu’à partir du 1er septembre, la machine reste à 959 $, sans les cadeaux de prévente. L’argument consiste à encourager une décision rapide tout en encadrant la valeur perçue via des remises, dont jusqu’à 50% sur des lots de résine dans certains bundles.
Le constructeur insiste aussi sur l’Auto-Leveling 3.0, avec un retour de nivellement, et sur une mécanique avec vis à billes de grade C7 sur l’axe Z. L’objectif est clair : réduire les échecs et stabiliser la répétabilité sur de longues sessions. En parallèle, une surveillance à distance via APP et caméra est annoncée, utile pour vérifier un décollage compliqué sans rester devant la machine.
Le discours vise la production au sens large : figurines en lots, petites pièces techniques, prototypes en séries. Mais le coût de fonctionnement reste une variable centrale ; la consommation de résine et les films de release s’additionnent vite avec un plateau de cette taille. Les bonus de prévente sur les accessoires vont dans ce sens, mais la facture dépendra du rythme d’impression, des ratés inévitables au démarrage, et du niveau d’exigence sur l’état de surface après post-traitement.

Je suis passionné par l’univers de l’impression sous toutes ses formes, de l’impression classique aux technologies 3D et 4D les plus innovantes. À travers mes articles, je partage des analyses claires, des conseils pratiques et des décryptages accessibles pour aider les lecteurs à mieux comprendre ces technologies, leurs usages et leurs évolutions, aussi bien dans un cadre personnel que professionnel.